God of War

Catégorie : Jeux Vidéo
god of war kratos

Ce jeu est extraordinaire et est désormais mon jeu préféré de tous les temps. Voilà, j’ai pensé que pour un article qui ne colle pas avec la date de sortie du jeu, commencer par une conclusion synthétique pouvait être sympa, et ce même si vous êtes au courant de l’excellence dont il resplendit de part les notes qu’il a pu recevoir.

Toutefois, il est bon de savoir pourquoi. Car même si je n’ai jamais caché mon engouement pour cette licence alors qu’elle n’était qu’un beat’m’all mettant en scène un chauve qui tape du dieu, la saga a toujours recelé davantage. Et avec ce jeu, que l’on peut légitimement qualifier de God of War 4, j’ai atteint le paroxysme de ce que je peux attendre d’un titre, à plusieurs niveaux.

god of war

L’histoire tout d’abord. Je suis un grand amateur de mythologie grecque et, si j’ai de moins en moins le loisir de m’y plonger, c’est toujours un plaisir d’en constater l’infinie richesse, notamment lorsqu’elle est interprétée dans les jeux vidéo. C’est donc naturellement ce qui m’a captivé dans la première trilogie God of War. Mais la passion pour les dieux et légendes ne connait pas de frontière et j’ai été également ravi d’apprendre que cette suite se déroulait sur des terres nordiques d’une part, et surtout que Kratos restait le personnage principal.

Et ce retour ne se fait pas à la hâte, comme cela avait pu être le cas avec l’épisode Ascension (que j’ai du mal à évoquer sans avoir des hauts de coeur), Kratos n’est en effet plus le même depuis le combat final face à Zeus. Celui-ci a vieillit, comme les joueurs de la première époque, comme moi. Et on tient là un des premiers éléments importants pour moi : exit la brute aveuglée par la haine et une rage intérieure incontrôlable, insatiable, on se retrouve ici face à un personnage assagit suite à une ellipse de plusieurs dizaines d’années dans les Fjords en compagnie de Faye, son épouse, et surtout d’Atreus, son fils.

Son fils oui, Kratos est désormais un père et cette relation sera au cœur du scénario et aussi du gameplay, dont je parlerai juste après. Et à une heure où la paternité m’appelle de plus en plus, cette thématique frappe right in the feels. Le jeu n’aura de cesse de nous montrer les difficultés de Kratos à endosser ce rôle tout en l’embrassant à la perfection. Les poils se sont dressés plus d’une fois lors des cinématiques et des dialogues, d’une pertinence chirurgicale, au service d’une narration globale dantesque.

Et cette trame scénaristique respectera le même crescendo que la trilogie initiale, à savoir que la quête de Kratos et d’Atreus sera, à l’origine, « simplement » d’aller répandre les cendres de Faye, décédée dès l’introduction du jeu, au plus haut sommet montagneux du monde. Mais comme vous pouvez aisément vous en doutez, le voyage ne sera pas de tout repos et un dieu grec en exil avec son fils ne passeront pas inaperçus auprès des divinités locales, malgré les efforts de Kratos pour ne pas attirer l’attention sur eux. Ainsi, j’ai trouvé le lore extrêmement riche et développé pour ce qui n’est, ne l’oublions jamais, que le premier épisode d’une nouvelle saga en 3 volets. Bestiaire, lieux, pistes pour l’avenir, j’ai beau avoir fini le jeu et pourtant cette impression de n’avoir ouvert les yeux que sur 20% de l’univers ne me quitte pas … et j’adore ça.

god of war kratos valkyrie

Et cet univers dont la richesse croit au fil des heures qui passe, nous l’explorons dans un monde semi-ouvert, toujours à la troisième personne mais avec une « caméra épaule ». Et ça n’est pas tout, le gameplay a totalement désaxé du beat’m’all à quelque chose de beaucoup plus simple, rugueux, armé de votre hache : une attaque légère et une attaque lourde affectées à R1 et R2. Evidemment, cela évoluera et vous pourrez acquérir des combos tous plus destructeurs et magnifiques visuellement les uns des autres, tout comme vous aurez d’ailleurs un arbre de talents dédié à Atreus (armé d’un arc), à défaut de pouvoir le jouer.

Le résultat est tout bonnement exceptionnel et il constitue clairement le second point d’excellence me concernant. J’aime les jeux au gameplay simples mais exigeant, c’est pourquoi ces dernières années j’ai pu prendre un pied incroyable avec des titres comme Dark Souls 3, Nioh ou encore The Surge. Et j’ai eu la volonté avec God of War, dès le début, de m’y plonger dans le mode de difficulté éponyme, le plus élevé possible. J’ai ainsi arpenté les contrées de Midgard avec pour danger la moindre petite saloperie peuplant le monde. Le jeu ne possède pas de statistiques concernant les morts en jeu, mais assurément j’ai sans mal dépassé les 200 ou 300. Et bordel, que j’ai aimé ça.

Qui dit changement de gameplay dit … changement de gameplay, c’est pourquoi il ne faut pas attendre de cet épisode qu’il s’inscrive dans la lignée des précédents. Personnellement, j’adhère totalement puisque c’est ce que je recherche désormais, et les combats de boss sur lesquels j’avais quelques interrogations ont tout effacé, instantanément. Aussi étrange que cela puisse paraître et ce malgré un rythme beaucoup plus lent, on retrouve toute la nervosité des affrontements, de leur extrême violence aux finitions bien sales, qui prennent encore plus d’ampleur avec les boss.

Et ce qui fait que le charme agit autant, c’est que tous ces éléments gravitent simultanément avec d’autres qui magnifient l’expérience : des graphismes photo-réalistes véhiculant les émotions de Kratos au plus proche de ce que l’on peut ressentir, une bande son à couper le souffle et le gigantisme propre à la série qui consiste à nous faire prendre conscience de notre petite place dans échiquier bien vaste, échiquier que nous allons toutefois tenter de renverser. Et ça putain, qu’est-ce que c’est bon, la quintessence même de ce qu’est God of War.

Enfin et puisque je ne appesantirai pas davantage sur les composantes biens spécifiques du titre dont je pourrai parler des heures, je finirai par vous dire que oui, le jeu peut être joué en omettant les 3 épisodes précédents. Toutefois, cela reviendrait à passer outre mon troisième point d’adhésion absolu : les références qui y sont glissées, plus ou moins discrètement, et le kiff absolu qui va avec. Vous l’aurez donc compris, la résurrection de la saga s’est opérée avec le plus grand des succès de mon point de vue, et ce jeu m’est parfait à bien des égards. Oserais-je vous dévoiler, pour finir, que le jeu possède une durée de vie monstrueuse, ou encore qu’il existe des défis bien plus relevés que celui proposé par le boss final afin de satisfaire les joueurs les plus exigeants ? Oups, je l’ai fait quand même … alors si ça n’est pas déjà le cas, foncez ! 😉

20 juillet 2018
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4 Commentaires

  • Répondre Nindo64

    Je pense qu’on est beaucoup à s’être pris une gifle en y jouant. Pour ma part, j’ai tellement aimé ce God of War (qui est mon premier jeu de la série et aussi mon premier jeu PS4) que je suis même aller jusqu’à le platiner. Très bon test d’ailleurs. J’en ai moi-même écrit un sur mon blog 2 mois auparavant

    24 juillet 2018 at 9 h 27 min
  • Répondre Nico

    Après le RT sur Twitter, le commentaire sur le Blog.

    Vu que l’article est prévu sur mon blog je ne rentrerais pas trop dans les détails, mais clairement je suis de ton avis, un bon gros GoW comme on aime les voir !

    23 juillet 2018 at 10 h 25 min
  • Répondre d0caddict

    Je ne connais pas la trilogie précédente, mais j’ai acheté ce jeu à cause de ta hype, justement ^^’ Comme Chéri a adoré Horizon (c’est son jeu préféré sur Ps4, lui le joueur PC/Nintendo), je lui ai laissé la priorité sur ce jeu… Bon, il a ragé, mais on était en émerveillement devant le graphisme, et l’histoire. Alors, je pense qu’on rejoint ton avis sur ce jeu, sauf sur le Gameplay, qui est une tannée pour Chéri (il confond les touches à chaque fois ^^’).

    20 juillet 2018 at 20 h 54 min
    • Répondre Alexandre

      Ah, oui, ça le gameplay est bien particulier, il faut du temps pour le prendre en main. Et du temps … on en manque parfois quand 4/5 ennemis nous tatane la face :’)

      Content de t’avoir donné envie et qu’il te plaise tout de même au final !

      23 juillet 2018 at 9 h 52 min

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