Peaky Blinders – Saison 5

Catégorie : Séries
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Avec le temps, nombre de séries Netflix font leur apparition. Si leur qualité n’est clairement pas égale à leur quantité, certaines parviennent à se détacher du lot, comme j’ai déjà pu en parler ici-même. Diffusée en amont par la BBC puis sur notre plateforme favorite, Peaky Blinders fait clairement partie du haut du classement depuis un moment, jusqu’à en décrocher le trône me concernant.

Pourtant, j’ai mis du temps avant de me lancer. Quatre saisons étaient déjà dispos lorsque j’ai pris connaissance de cette Angleterre des années 1920 mettant en avant le clan Shelby. Comme je vous l’avais indiqué ici-même, je n’ai pas regretté une seule seconde et le charme a opéré dès les premiers instants, à l’instar de Downton Abbey ou encore d’Outlander où l’aspect esthétique frappe vraiment fort. Inutile donc de préciser que j’attendais impatiemment cette cinquième saison, comme un petit bonbon à venir que l’on sait excellent. Et cela a été le cas, encore.

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Je ne saurais dire ce que je préfère dans cette série. Ah, si, les premiers instants du premier épisode me le rappelle : l’esthétisme dont je viens juste de vous parler. Dans cette saison, j’ai trouvé qu’il y avait encore une étape de franchie, c’est incroyable les plans qui nous sont donnés de voir, accompagnés par une musique mi langoureuse mi mélancolique, c’est incroyable comme tout concourt à rendre le show magnifique, et cela sur chacun des six épisodes.

Au delà de ce charme évident, c’est la violence froide, crue, que j’apprécie dans cette série. Et là encore rien ne nous est épargné : règlements de comptes d’un clan de Peaky Fucking Blinders à l’apogée de sa puissance ou assassinats dans l’ombre, les âmes sensibles pourraient avoir à fermer les yeux à plusieurs reprises. D’autant plus que l’un des éléments centraux de cette saison est la montée du fascisme, dont les représentants ne seront évidemment pas là pour faire dans la dentelle.

Il est d’ailleurs de coutume que la série apporte un nouveau ‘grand méchant’, incarné par un acteur de renom. Ici, c’est Sam Claflin qui campe Sir Oswald Mosley, à l’origine de la naissance du fascisme en Angleterre dans cette période d’entre-deux-guerres. Bon, personnellement je trouve que l’on est loin d’Adrien Brody en mafieux italien au charisme fou ou de Tom Hardy contrôlant la communauté juive avec une personnalité fascinante, mais l’incroyable mise en scène dont je parlais plus haut aide énormément à corriger cela.

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En effet, à défaut d’avoir une filmographie impressionnante, Sam Claflin et son personnage m’ont fasciné à plusieurs reprises, fasciné comme Hitler avait pu le faire à des foules entières en Allemagne. Le discours qu’il prononce tout particulièrement à la fête de Tommy pour annoncer la création de son partie m’a fait pensé au Führer, jusqu’à dans la gestuelle. Complètement dingue cette scène, vraiment … et je crois que c’est ce que j’aime dans cette cinquième saison, cette corrélation très fine entre l’Histoire et les Shelby.

L’autre pan exploré est clairement Tommy. De son état de santé physique à sa psychologie, de longues scènes nous montre ce qu’il en coûte d’avoir tant de pouvoir, de gérer tellement d’hommes et de dangers potentiels qu’on en devient presque … fou. Plus que jamais, et ce n’est pas forcément pour me déplaire, il prend donc largement l’espace devant la caméra et sa psychose naissante est aussi bouleversante que saisissante, malgré le « retour » de Grace qui pour moi est plutôt une lourdeur qu’autre chose. Bon, ok, ne pas aimé le personnage ne m’a pas aidé.

Enfin, comme une porte ouverte vers la fin de la série, un accent est aussi mis sur Michael. Exilé aux Etats-Unis pour étendre l’empire Shelby outre-Atlantique, celui-ci revient en disgrâce après avoir fait s’écrouler les comptes de la famille en n’ayant pas suivi les conseils de Tommy dans les jours précédant le Mardi Noir de 1929. Et petit à petit, on sent la volonté de proposer « autre chose » pour les Shelby, de tenter une méthode différente de ce qu’historiquement se produisait en Angleterre pour rapporter de l’argent. Une passation de pouvoir que le chef de famille balaiera d’un revers, mais qui ne semble pas tomber dans l’oubli … plus que jamais, la saison 6 aura donc des allures de saison 5-bis afin de conclure les multiples intrigues en cours. Je ne sais pas vous, mais je ne suis pas prêt de me séparer de nos héros !

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