Wonder Woman

Catégorie : Cinéma
wonder woman

Encoooooore un film de super-héros, hé oui. Pourtant, celui dont je vais vous parler ici ne m’a pas attiré en salles par curiosité du genre, mais bien pour le personnage principal en lui-même. Oui, ce Wonder Woman 2017 m’a attiré dès les premiers teasers, et surtout grâce à la première bande annonce ayant confirmé mes soupçons.

Si l’univers DC avait montré son orientation clairement plus mature et moins axé sur l’humour, Man of Steel ainsi que Batman vs Superman n’ont pas reçu un très bon accueil de la part du public, parfois à juste titre. Personnellement je pense que, de base, et je ne vais pas me faire des amis en disant cela, il faut souvent mettre son cerveau en semi-off afin d’apprécier la production que l’on voit. Ben oui, un film de super-héros ne sera jamais au niveau scénaristique d’un très bon triller psychologique. Du coup, c’est dans cet état d’esprit que je suis allé voir Wonder Woman … et j’ai bien fait, quelle claque !

wonder woman amazones

Le petit rappel qui ne fait pas de mal tout d’abord : je ne vous spoilerai pas davantage que la bande annonce sur le film et ses intrigues. Et je commencerai donc par un pitch de départ maison, celui qui m’a d’entrée de jeu captivé, la présence de la mythologie grecque que j’adore. Oui oui, dans un film de super-héros. Aaah, qu’il est parfois bon de ne pas connaître certains univers et d’avoir des surprises pareilles.

Ainsi Diana, amazone de son état, fait partie d’une tribu dont elle est la seule enfant. Isolées du monde sur une île, ces guerrières présentes depuis l’aube des temps ont été créées par Zeus lui-même afin de protéger l’humanité contre la perversion d’Arès, qui emplit le cœur des hommes de tous les vices. C’est alors qu’une fois adulte, Diana découvre petit à petit les secrets de son peuple et celui-là même de son existence quand un homme débarque sur l’île des amazones, créant alors une réaction en chaîne inévitable à l’origine des péripéties du film.

Le duo va progressivement devenir groupe et notre héroine va ainsi découvrir le monde qu’elle n’a jamais eu l’occasion et surtout la permission de parcourir. Mais voilà, le contexte est plus que délicat alors que la seconde guerre mondiale bat son plein, et Diana verra sa candeur et son innocence confrontés à cette réalité. Certains qualifieront ces passages de niais, mais je les ai toujours trouvé bien amenés, et tout est expliqué dans le film pour justifier et crédibiliser cela. Ah oui et, bien sûr, il y a plus intéressant dans ce film : l’action.

giphy

C’est simple, j’ai a-do-ré les scènes de baston, de l’île des amazones à l’incroyable combat final, le crescendo des mouvements et habilités employées est saisissant, mais chaque moment a ses perles. Les affrontements sont magnifiés par un slow-motion parfois un peu dans l’excès, mais également une bande son très dynamique, qui personnellement m’a rendu dingue. Cette baston finale mes amis, c’était quelque chose … vous voyez Gohan devenant Super Sayen 2 face à Cell ? Je parle de cette ampleur là.

Et une autre chose appréciable du film était, sans parler de réflexions profondes, de la maturité du récit, conformément au ton donné dans les quelques DC déjà sortis. Le cadre de la première guerre mondiale s’y prête bien sûr parfaitement, mais la présence de notre héroine dans certains débats, le décalage extrêmement percutant de son discours aidant, provoque parfois la gêne. Bon après, ok c’est facile de parler quand on est une amazone badass et digne de Xena la guerrière, mais tout de même.

En conclusion, ce Wonder Woman m’a totalement emballé, comme l’ont rarement fait des films de supers-héros. Le dernier en date à m’avoir enthousiasmé autant était Avengers premier du nom où l’orgie de pouvoirs et de violence était parfois folle. Ici, l’actrice Gal Gadot parvient à magnifier un personnage que l’on pouvait penser désuet, et ce d’une bien belle façon. Le cadre est désormais posé pour d’autres films que j’attends avec impatience, notamment avec Justice League, mais dans un premier temps Aquaman qui, contrairement au ridicule que son nom provoque, promet d’être dans la même veine, avec un Jason Momoa offrant ses lettres de noblesse au héros.

29 juin 2017
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4 Commentaires

  • Répondre Tobogo geek

    La réa est quand même assez géniale.
    Après l’histoire et le scénario sont comme toujours beaucoup trop convenus à mon gout

    16 juillet 2017 at 13 h 47 min
    • Répondre Alexandre

      C’est certain qu’ils ne vont pas gagner le prix du scénario le prix développé, mais j’ai trouvé malgré tout du charme et du « cachet » à l’histoire. Du moins, bien plus que la plupart des productions de super-héros récentes :)

      19 juillet 2017 at 11 h 33 min
  • Répondre Nanakie

    [Je parle en tant que vomiteuse de Marvel et appréciatrice de Man of Steel et BvsS]

    J’ai beaucoup aimé, mais trop de slow motion tue le slow motion pour ma part : je trouve que ça frise le nanardesque au bout d’un moment.

    Sinon, l’histoire, le ton, l’époque (d’ailleurs il s’agit de la 1ère GM et non la 2ème 😉 ce qui change un peu, ça fait du bien!), les personnages, l’image et le son, tout est relativement réussit dans cet opus. Un super bon moment de cinéma !

    30 juin 2017 at 19 h 40 min
    • Répondre Alexandre

      C’est exactement ce qu’a dit ma femme à propos du slow-motion : ils en abusent à mort. Je peux pas totalement le nier, mais je devais être trop comme un fou dans la salle devant les scènes de combats justement que mon esprit a omis le quantitatif de ces effets 😀

      (et ouaiiiis, cool, enfin qqun qui apprécie BvS o/)
      (merci pour la correction !)

      19 juillet 2017 at 11 h 31 min