Uncharted 4, le sacre

Catégorie : Jeux Vidéo
uncharted 4 entete

Grandiose, magistral, splendide, les superlatifs ne manquent pas pour décrire l’expérience que je viens tout juste de conclure, et dire que j’ai passé un très bon moment serait un euphémisme tellement j’ai été ravi. Sur quasi tous les points. Presque tous car à l’instar de The Witcher 3 fini juste avant, Uncharted 4 n’est pas sans défauts.

Mais avant d’entamer les hostilités, je voudrais revenir à l’année dernière, quand le jeu n’était alors qu’une bien maigre bande annonce. Voir Nathan se relever dans l’obscurité d’une tempête avec des graphismes à couper le souffle, et ce même sur moins d’une minute, c’était dingue et laissait augurer du bon pour ce qui s’annonçait d’ores et déjà comme une conclusion épique de la saga. Et devinez quoi, ça a été le cas.

La claque fut tout d’abord graphique. Je vous le dis d’entrée de jeu : Uncharted 4 est le plus beau jeu du monde. Je pensais que la PS4 avait atteint ses limites avec l’excellent (mais assez court) The Order – 1886 et son Londres victorien aux allures steam-punk, mais ça c’était avant de poser les mains sur la suite des aventures de Nathan Drake, le frère spirituel de Lara Croft.

L’immersion dans la peau d’un grand aventurier est ainsi facilitée lorsque chaque paysage que vous serez amenés à parcourir est exceptionnellement beau, en tous points. Qu’il s’agisse des plaines d’Ecosse aux zones arides de Madagascar en passant par les repaires de pirates d’îles exotiques, jamais il n’a été aussi plaisant de parcourir le monde et d’en découvrir les moindres détails. Et les détails il y en a, bon sang que c’est kiffant de se mettre en mode contemplatif pour admirer les choses qui nous échappent lors des phases d’action. Un vrai pied ! Mention spéciale aux petits lémuriens que l’on croise de temps à autres 😉

Et puisque je parle de bagarre, parlons-en. Non, le gameplay n’a quasiment pas évolué depuis le 1er Uncharted. Si cela ne plaira pas à certains, pour moi ça n’a pas été un souci : quand quelque chose fonctionne, je ne suis pas un partisan du changement, mais plutôt de l’amélioration, du peaufinement. Et c’est exactement ce qui est le cas ici avec les grenades qui sont enfin devenues intuitives à l’utilisation ou encore le corps-à-corps simplifié qui évite de se perdre trop lors de gunfights intenses. C’est ainsi un plaisir de combattre des hordes d’ennemis (au sens propre) en alternant phases de discrétion et phases offensives.

D’ailleurs, cela m’amène à la difficulté du titre, et de par le fait sa durée de vie. J’ai pu lire ici-et-là qu’elle avoisinait les 15 heures de jeu, et je pense que c’est assez cohérent. J’ai personnellement fait l’histoire en mode Extrême dès le départ afin de la rallonger, petite tradition personnelle. Et du coup, j’ai plutôt avoisiné les 25/30h tellement le niveau était relevé sur certains passages, à tel point que Dark Souls 3 me paraissait aisé dans sa propre difficulté en comparaison. Mais bon comme pour la production de From Software, le sentiment d’accomplissement une fois les séquences achevées est énorme, indéfinissable. Sauf quand cette foutue IA est incohérente et objectivement abusée, bien sûr. Mais je préfère rester sur une note positive à ce niveau, et je félicite les moments de furtivité proposés, rappelant quelque peu ceux de la saga Hitman.

Uncharted™ 4: A Thief’s End_20160515142117

Parlons maintenant du scénario. Clairement, ça n’a jamais été un point fort dans les précédents épisodes de la saga. Plutôt prétexte à l’aventure et à l’exploration, c’est un grand tournant qui a été opéré avec ce quatrième épisode : l’histoire déchire. Les rebondissements sont nombreux et pour certains j’ai réellement été surpris des révélations, une première dans mon expérience de la licence. Clairement, j’ai été « pris » dans le scénario et je l’ai adoré.

On revoit certains personnages des épisodes précédents tout en en découvrant d’autres, à commencer par le frère de Nathan, Sam, que notre héros devra aider dans une ultime aventure. Et tout au long de celle-ci, j’ai également beaucoup apprécié le ton mature du récit, notamment soutenu par le réalisme des émotions des personnages. On ressent vraiment la tristesse, la surprise, la joie ou encore l’inquiétude dans leurs traits, et la psychologie des protagonistes est également mis à mal dans ce que l’on sent dès le départ comme la fin d’une longue et belle histoire.

Et cette histoire, je dirai même cet historique de la saga, on sent que les gars de chez Naughty Dog la maitrise. De nombreux éléments de la trilogie initiale refont surface, touchant en plein coeur la nostalgie présente chez les joueurs. Et que dire de l’épilogue de cet Uncharted 4, absolument parfait. Il réussit en effet le tour de force de conclure de manière divine la désormais quadrilogie en nous laissant de manière extrêmement crédible et justifiée. Des easter eggs sont également présents dans tout notre parcours pour nous rappeler que Naughty Dog, ça n’est pas qu’Uncharted. Certains sont carrément intégrés au scénario tandis que d’autres se trouvent dans les trésors à récolter ou encore dans des éléments de décor que je vous conseille d’analyser scrupuleusement.

C’est donc par une maîtrise totale de sa licence phare que Naughty Dog offre à la PS4 son exclusivité la plus forte. On en prend plein les yeux et notre petit cœur fébrile de fan est mis à mal tout au long du jeu tellement tout y est parfait. Enfin tout, comme vous l’aurez compris dans l’article quelques micros éléments viennent ternir le tableau, comme le multi-joueur dont je n’ai pas parlé tellement j’en ai été déçu (incroyable pauvreté dans les modes de jeu proposés, pas d’écran splitté pour la Co-op locale). Malgré tout, cela est vraiment mineur comparé à l’incroyable expérience de chaque instant que procure le jeu. Somptueux, généreux, intense, je n’aurai jamais assez de mots dans mon vocabulaire pour qualifier Uncharted 4, ce formidable film interactif qui nous fait aimer la linéarité ! Et pour conclure je vous laisse avec un diaporama de mes plus beaux screenshots, duquel j’ai enlevé ceux qui spoilaient trop. Bon jeu à vous, et n’hésitez pas à me laisser VOTRE ressenti du titre :)

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18 mai 2016
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9 Commentaires

  • Répondre Melifog

    Oh les caps sont géniales !! J’adore !
    Cet article rend vraiment bien hommage à ce super jeu !

    24 mai 2016 at 11 h 51 min
    • Répondre Alexandre

      Merci Mélanie, ça fait plaisir de les voir appréciées <3

      Devant certaines séquences (ok, tout le jeu en fait), j’avais tout le temps le doigt sur le bouton Share c’est horrible, ce jeu est trop beau xD

      26 mai 2016 at 11 h 55 min
  • Répondre Ben-J (@Jibenc0)

    Je te rejoins sur tous les points abordés dans ton article, (je viens de le finir cette nuit) et je dois bien avouer avoir pris claques sur claques, graphiques, bien sûr, mais si jusque là mon Uncharted préféré était le 2 (among thieves), le 4 vient de le détrôner. Je trouve que c’est vraiment l’apothéose de la série, dans tous les sens du terme (scénario façon blockbuster, gunfights version « pirates des caraïbes », etc.). Mon point favori : pendant les scènes de combat, on a vraiment la sensation de jouer de manière « stylé », au point que je n’arrêtais pas de vouloir faire de « belles actions » pour enchaîner les ennemis xD Et le top du top : le grappin ! L’invention qui manquait à la série et la meilleure de toute 😉

    19 mai 2016 at 16 h 11 min
    • Répondre Alexandre

      Oh oui le grappin tu as entièrement raison, j’ai oublié de l’évoquer mais c’est en effet super cool et participe à la stylisation des affrontements dont tu parles ! 😀

      Clairement, ce 4 > All, une magnifique conclusion :)

      20 mai 2016 at 9 h 57 min
  • Répondre Hibou

    Bon, je dois admettre que tu vends bien le truc. :/ Bien joué.

    18 mai 2016 at 19 h 50 min
    • Répondre Alexandre

      Merci, ya plus qu’à ! o/

      20 mai 2016 at 9 h 49 min
  • Répondre ozsmoz

    Haha très bel article. Comme je te le disais, je suis pas déçue d’avoir acheté une Ps4 rien que pour ce jeu. J’avais craqué pour le 2 quand j’y avais joué. Les graphismes sont une réelle claque c’est sur. L’histoire est plutôt prenante. Dommage que l’évolution et le dev’ des perso’ soient pas ultra poussé (on sent la joueuse de RP’ hein.) mais perso’ c’était une vraie claque et j’ai adoré et pris énormement de plaisir a finir ce jeu.
    Et très beau screan’. :)

    18 mai 2016 at 19 h 16 min
    • Répondre Alexandre

      Héhé, comme nous en avons discuté en MP sur Twitter, c’est vrai que son évolution est plus flagrante si on a joué à tous les anciens épisodes, par définition ! Mais on est d’accord sur la claque de chaque instant que nous met le titre 😀

      20 mai 2016 at 9 h 48 min