Assassin’s Creed IV : Black Flag (#2)

Catégorie : Jeux Vidéo

Enorme. Si je devais déjà donner une conclusion à cet épisode d’Assassin’s Creed, ce serait le mot que j’utiliserais, énorme. Tant par le contenu que par les sensations ressenties manette en main, et ce ne sont pas mes dizaines et dizaines d’heures de jeu qui vont me faire mentir, réellement ce jeu m’a scotché presque autant qu’un Final Fantasy, en terme de durée de vie.

Je vais donc comme promis vous développer ici l’expérience solo, en marge de celle multijoueur. A noter que je me suis, volontairement et non sans mal, restreint au niveau du texte afin de synthétiser au maximum mes écrits et ne pas vous présenter une série de pavés indigestes, même si l’envie était là tellement il y a à dire. Mais là encore je sens que je commence à dériver alors reprenons la barre, et commençons !

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Je débuterai simplement en parlant du scénario, sujet souvent sensible quand on parle des Assassin’s Creed, certains le trouvant dérisoire et inutile, d’autres au contraire le trouvent profond et subtil. Pour ma part je suis dans une 3ème catégorie, celle qui dissocie bien les deux scénarios développés dans chaque épisode de la série.

Et oui vous avez d’une part le scénario global « dans le présent », avec jusque dans cet épisode (pour ne pas spoiler) Desmond et son équipe, qui ont tenté de remonter dans la mémoire génétique de leurs ancêtres afin de découvrir certains objets et/ou lieux qui pourraient sauver l’humanité d’une éruption solaire. Et d’autre part vous avez un scénario propre à ces ancêtres justement : Altaïr, Ezio, Connor et enfin dans cet épisode Edward. Ceux-là, hormis pour la géniale trilogie d’Ezio, dure le temps d’un jeu, avec parfois quelques références aux héros précédents.

Une fois encore, Black Flag voit donc la « fin » de son héros au dénouement de son scénario. De quelle manière ? Vous ne le saurez bien sûr pas, mais la symbolique est très forte avec l’épisode précédent. Ce parallélisme débutera d’ailleurs dans les premières heures de jeu, où le héros n’est pas de manière manichéenne dans une camp ou dans l’autre, assassin ou templier. Certains événements vont l’amener à peut être prendre parti; mais je dis bien peut être, car en effet nous nous trouvons ici dans la piraterie et Edward est un très bon représentant de ses camarades sur mer : ne pensant qu’à lui et au profit qu’il pourrait tirer de chaque situation, en terme d’or bien sûr. Indépendant, esclave, libre, capitaine, il passera par toutes les positions et peut être un jour embrassera-t-il non pas seulement les habitudes vestimentaires des Assassins, mais également leurs idéaux.

Et puis en parallèle la suite tant attendu du dénouement des aventures de Desmond dans le 3. Dur d’en raconter plus sans vous gâcher le scénario, mais sachez que comme toujours, cette partie là n’est pas la majeure partie du jeu, mais qu’il faut la prendre dans son ensemble, et dans la continuité des épisodes précédents. Personnellement je trouve qu’ils commencent à un peu trop tirer sur la corde pour gagner du temps et justifier des épisodes en terme de matière scénaristique, mais ça passe; le lien se fait parfaitement et, sans vous dire comment ni pourquoi, on a accès ici à tous les dossiers d’Abstergo, dont certaines infos sont vraiment terribles et satisferont les fans des premières heures. On aimerait en avoir plus, mais comme d’habitude ils arrivent à nous tenir en haleine … Vivement l’année prochaine !

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Ce scénario ne se veut pas ici linéaire, en effet il existe des tas de missions et objectifs secondaires à vos quêtes qui constitueront l’incroyable durée de vie de ce titre. L’immersion est donc poussée à son maximum et vous pourrez pleinement vous plonger dans la peau d’un pirate, d’un capitaine, d’une légende.

Outre le caractère d’Edward vraiment atypique, même parmi les siens, vous pourrez ainsi parcourir le monde de manière totalement libre (ou presque, certaines rares zones sont « brumées » selon votre progression) et il vous appartient d’aller affronter en mer des navires bien plus puissants que vous … à vos risques et périls. Les affrontements d’ailleurs font partis de ces choses à faire une fois à flots. Vous pouvez à volonté envoyer vos boulets sur tous les navires qui osent se mettre sur votre chemin. Plus poussés que dans le III, les combats navals ont ici gagnés en envergure : plus de possibilités dans les canons, une longue vue qui permet d’observer de loin ses adversaires et potentielles cibles, et bien évidemment des abordages terriblement soignés et grisants.

Toujours en mer vous aurez la possibilité de faire plaisir à la PETA en traquant diverses créatures marines pour en récupérer les os et la chair afin de vous constituer un meilleur équipement. Là aussi la réalisation est soignée et la chasse à la baleine constitue réellement une épreuve en soi que seuls les plus téméraires tenteront … et ils auront bien raison.

Egalement, la prise de forts fait parti intégrante de toutes les actions possibles en mer. Ces batailles, souvent longues et parfois pénibles si votre navire n’est pas un minimum amélioré, sont jouissives à souhait et si l’opération est un succès, la carte du monde voit alors fleurir aux alentours du fort tous les objets rares et zones à explorer pour découvrir des trésors. On trouve notamment dans les zones à explorer des plantations qu’il faudra piller afin d’augmenter ses ressources, ou bien encore des repaires de pirates dont le butin est souvent très intéressant; mais ce qui m’a le plus dépaysé c’est certainement la plongée sous marine afin de fouiller des épaves, affrontant requins, murènes et autres courants marins afin de faire remonter à la surface les plus grands trésors : le pied !

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Bon, je me rends compte que je n’ai déjà pas pu tenir parole en raccourcissant mon article tellement il y a à dire, et encore je n’ai pas été totalement exhaustif ici, c’est pour quoi je vais tenter de maintenant conclure sur cette expérience.

Vous l’aurez donc compris, Ubisoft a une nouvelle fois réussi son pari avec cet Assassin’s Creed. Je ne reviendrai pas sur le multi dont je ne pense que du bien (hormis les soucis de déconnexions sauvages parfois en pleine partie, assez rageant), mais avec son solo Black Flag représente ici un titre d’une durée de vie phénoménale.

Une aventure extrêmement immersive dans l’univers de la piraterie, un monde libre dans lequel on passe plus de temps à accomplir tout ce qu’il nous offre que finalement réaliser la trame principale, un scénario en lui-même haletant et pleins de rebondissements, le tout complété par un multijoueur de qualité. Cet épisode est donc un indispensable pour les fans de la licence, et très fortement conseillé aux autres.

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1 commentaire

  • Répondre Yuan

    Je l’ai toujours pas commencé mais du AC à l’âge d’or de la piraterie, ça ne peut être que génial ! 😀

    8 septembre 2014 at 23 h 16 min
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