A Plague Tale : Innocence

Catégorie : Jeux Vidéo
a plague tale,amicia,hugo

J’en viens presque à vouloir vous saluer d’être toujours là, de continuer à venir sur le blog malgré ces longs mois d’absence. Comme certains d’entre vous le savent, cette pause bien nécessaire est due à l’arrivée du plus heureux des événements dans ma vie : un petit bébé viking a rejoint la famille. Et c’est que ça nécessite de l’attention ces petites bêtes là; j’aurai d’ailleurs grand plaisir à vous parler plus longtemps de cette aventure dans le cadre d’un autre article, ici-même sur le blog.

Si je reprends la plume, c’est pour vous parler d’un jeu sorti il y a quelques mois et qui mérite d’être connu, et reconnu. Il s’agit de A Plague Tale : Innocence, un titre made in France développé par Asobo Studio et édité par Focus Home Interactive (que je remercie pour la copie du jeu). Et pour couronner le tout, le propos se déroule en France durant le Moyen-Âge lorsque, vous l’aurez deviné, une peste d’une ampleur sans précédent ravage le royaume. Ajoutez à cela la promesse d’un jeu profond en huis clos autour d’une sœur et de son frère, il n’en fallait pas plus pour me convaincre de sauter le pas !

a plague tale,amicia,france,moyen age

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’immersion dans la France du XIVème siècle se fait assez aisément. Dans une ambiance poisseuse à souhait,  les événements tournent très vite au désavantage de nos héros : rescapés d’une vendetta sur la famille De Rune dont l’objet semble être le jeune Hugo, une solidarité opère dès les premières minutes de jeune lors de phases d’exfiltration aussi tendues que risquées.

On comprend dès lors qu’il ne s’agit pas ici d’un jeu où l’action primera, mais au contraire dans lequel la discrétion sera de rigueur. Ainsi, à l’instar d’un Hitman que vous joueriez en assassin pur et dur, il faudra redoubler de vigilance pour vous frayer un chemin en évitant les affrontements le plus possible. C’est d’ailleurs l’un des points du jeu que j’apprécie le plus, foncer dans le tas n’est pas de rigueur et le titre nous force à observer notre environnement pour en tirer partie.

Et là encore A Plague Tale fait carton plein : les environnements sont d’une beauté rugueuse à couper le souffle. J’ai le souvenir de certains décors empestant la mort et la maladie assez oppressant et l’empathie que l’on peut éprouver envers nos héros obligés d’avancer, seuls, dans ces paysages hostiles, est totale. On se sent tous l’âme d’une Amicia voulant prendre soin de son petit frère qui parfois mériterait un petit taquet car il ne comprend pas que l’on oeuvre pour lui, pour sa survie.

a plague tale,peste,rat,amicia,hugo

Par ailleurs, j’ai apprécié le rythme du jeu qui alterne avec efficacité ces phases d’infiltration avec d’autres centrées sur l’exploration des zones. Et puis, si j’ai insisté sur la discrétion, il est toutefois possible au fur et à mesure de vos heures de jeu, de « combattre » vos ennemis de l’Inquisition. La comparaison vaut ce qu’elle vaut, mais le craft possible avec les ressources éparpillées tout au long du jeu, ainsi que les ateliers disséminés ici-et-là pour améliorer son équipement m’ont fait penser à The Last of Us.

Le tout est fluide et hormis une possible rigidité du gameplay lorsque plusieurs ennemis nous attaque simultanément, c’est un bonheur d’alterner entre les différentes armes et possibilités qu’offre le titre. Et malgré un sentiment de solitude qui pourra vous étreindre assez régulièrement, d’autres personnages seront amenés à croiser votre route et briser cette sensation, vous apportant par la même occasion des opportunités inédites en combat. Car si la majeure partie du temps vous brandirez une torche afin de fuir des hordes de rats, on nous rappelle souvent que nous ne sommes pas seuls !

Difficile de vous en dire davantage sans vous dévoiler trop les événements du jeu, mais sachez bien que l’immersion proposée ici est totale. Une sorte de huis clos autour de deux personnages aussi attachants que mystérieux, dont le destin se révèle petit à petit, à mesure que le joueur s’enfonce dans une France méconnaissable. Un incroyable travail d’ambiance, saisissant, dont le résultat dépasse clairement mes espérances. Et puis, entre 30 et 40 euros dans toute bonne boutique, ça ne se refuse pas 😉

Article précédent Article suivant

Laisser un commentaire